Réouverture de la Réserve Zoologique de la Haute-Touche

Évènement

17.03.2016

La Réserve zoologique de la Haute-Touche, le plus vaste parc zoologique français, rouvre ses portes au public le 26 mars, à l’occasion du week-end de Pâques.


Trois nouvelles espèces

En 2016, la Réserve zoologique de la Haute-Touche accueille de nouvelles espèces :

  • Le tamarin empereur (Saguinus imperator). Ce petit primate spectaculaire, originaire des forêts primaires de l’ouest de l’Amérique du Sud, fut nommé ironiquement "empereur" en référence aux moustaches du dernier empereur allemand, Guillaume II. Dans un groupe d’une dizaine d’indivudus, seule la femelle dominante se reproduit. Tous les membres de la famille prennent soin des jeunes et les portent à tour de rôle sur le dos. Cette espèce fait l’objet d’un programme international de gestion, dans l’objectif de préserver la diversité génétique des populations captives.
    A la Haute-Touche, les tamarins sont hébergés avec les agoutis d’Azara, rongeurs originaires des forêts tropicales sud-américaines.
     
  • Le touraco violet (Musophaga violacea) est un oiseau frugivore qui fréquente savanes et forêts sèches de l’ouest subsaharien. Il vole peu et se déplace en courant sur les branches ou en sautant d’arbre en arbre. Dès qu’il déploie ses ailes, il laisse apparaître des plumes rouges : la touracine, pigment responsable de cette couleur, est propre à cette famille d’oiseaux.
    Les touracos violets partagent leur nouvelle volière avec les perroquets gris du Gabon.
     
  • La tortue sillonnée ou tortue à soc (Centrochelys sulcata). Elle occupait jadis un territoire très vaste en Afrique subsaharienne, de la Mauritanie à l’Éthiopie. C’est la plus grosse tortue continentale, les mâles atteignent parfois un poids proche des 100 kg. Commune jusqu’à la moitié du XXe siècle, l’espèce est aujourd’hui mise en danger par la conjugaison de différentes menaces. Le commerce local ou international, le surpâturage des herbivores domestiques, l’urbanisation des périphéries de villes telles Dakar ou Khartoum et la désertification de son milieu naturel conduisent inexorablement au recul de son aire de répartition.
    La plateforme de vision de ce nouvel enclos permet aussi d’admirer les zèbres, les oryx beisa et les cobes de Lechwe dans la plaine africaine de deux hectares.

Ça déménage chez les markhors et les cerfs du père david

Ces deux espèces s’installent sur plus de quatre hectares, dans deux enclos mitoyens ; c’est la première phase d’un projet asiatique plus ambitieux où petit panda, takin de l’Himalaya et muntjack de Reeves (le cerf aboyeur chinois) les rejoindront en 2017.

  • Le markhor (Capra falconeri heptneri) est un bouquetin originaire d’Asie centrale. Ses longues cornes spiralées et la difficulté à chasser cette espèce montagnarde en font un "trophée" des plus recherchés. Cette menace cumulée à la compétition avec les chèvres domestiques et à la situation géopolitique de ses contrées d’origine, sont la cause de sa perte. Les populations sauvages de la sous-espèce ne dépassent pas le millier d’individus.
    L’urgence de la situation a conduit à placer cette espèce dans les priorités du laboratoire de la Haute-Touche qui, par le biais de la cryoconservation et du développement des techniques de fécondation in vitro associées à l’utilisation de mères porteuses (chèvres domestiques), œuvre pour développer les populations captives dans la perspective de pouvoir, à terme, renforcer l’effectif des dernières populations sauvages.
     
  • Le cerf du père David (Cervus davidianus). Découvert par le père David, un missionnaire français en Chine, l’espèce, disparue dans la nature, ne subsistait plus que dans les jardins impériaux. Ces animaux furent exterminés suite aux inondations de 1895 et à la révolte des Boxers de Pékin. Les quelques individus acheminés auparavant en Europe sont à l’origine de la population actuelle. Depuis, grâce aux efforts conjugués des parcs zoologiques, près de 2 000 individus peuplent à nouveau les réserves chinoises.

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