Depuis plus de 30 ans, la Réserve Zoologique de la Haute-Touche œuvre activement à la conservation des espèces menacées d’extinction et participe à de nombreux programmes d’élevage internationaux.


Un centre d’élevage et de recherche
La Réserve est le seul établissement zoologique français bénéficiant du statut de laboratoire de recherche.

Si de nombreux travaux relevant de disciplines telles l’éthologie, l’archéozoologie ou la médecine vétérinaire y sont menés, la thématique de recherche prioritaire porte sur la reproduction et notamment la mise au point de techniques de procréation assistée (insémination artificielle, fécondation in vitro…) et la gestion d’une cryobanque (conservation de semences, embryons, tissus ovariens…). Les travaux de notre équipe de recherche ont pour finalité l’amplification de la capacité reproductrice d’espèces à très faibles effectifs et la conservation de la génétique de ces populations sur le long terme.

Bien-être animal
Au-delà de l’espace disponible qui permet la gestion de groupes reproducteurs importants, la connaissance et l’étude des comportements permettent d’améliorer les conditions de vie des animaux en vue de leur offrir un environnement correspondant au mieux à leur biologie. En captivité, les animaux sauvages n’ont pas autant d’activités que dans la nature, pas de nourriture à rechercher, de territoire à défendre, de prédateurs à redouter… L’enrichissement du milieu contribue à favoriser l’expression de comportements naturels, par la proposition de stimulations variées : structures favorisant le jeu (cordes, branchages, lianes), recherches de nourriture…

Boom des naissances
Chaque année, la Réserve enregistre quelques 250 naissances toutes espèces confondues. Si celles-ci peuvent avoir lieu tout au long de l’année (les cerfs d’Eld, les muntjacks ou les cobes à croissant) la plupart des naissances interviennent au tout début du printemps comme chez le cerf élaphe, le daim, le chevreuil. Les jours qui rallongent et le retour de la belle saison déclenchent la reproduction chez la plupart des oiseaux. Les mois d’avril, mai et juin sont donc les plus propices pour observer les oisillons et jeunes de nombreux mammifères. Chaque jour est porteur d’une nouvelle surprise : ici une portée de marcassins cavale derrière la laie, ailleurs les faons des diverses espèces de cerfs intègrent les troupeaux, plus loin une jeune antilope se dresse maladroitement peu de temps après la naissance, les wallabies ne vont pas tarder à sortir leur frimousse de la poche marsupiale de leurs mères, les dhôles et les loups attendrons quelques semaines avant de se montrer hors de leur tanière. Les cistudes d’Europe et les tortues d’Hermann vont pondre au mois de juin, et les jeunes tortues naîtront à la nurserie, au cours du mois d’août.
Si observer les nouveaux nés est un enchantement pour les visiteurs, ces nombreuses naissances représentent également un enjeu de conservation pour les nombreuses espèces menacées qui peuplent le parc.